PACTA CYBER LAB · VIGIFRAUDE
Conserver les preuves numériques après une cyberfraude
Documenter une fraude consiste à préserver les informations utiles sans les transformer en certitudes ou dégrader les originaux.

Commencer par les éléments disponibles
Courriels, SMS, échanges de messagerie, factures, adresses web et justificatifs de paiement peuvent aider à comprendre la chronologie d’un événement. Chaque élément doit être décrit avec sa source, sa date de collecte et son contexte.
Une capture d’écran est utile, mais elle ne remplace pas toujours un fichier original, un en-tête de courriel ou un export provenant de la plateforme.
- Préserver les originaux
Évitez de modifier les fichiers et conservez les courriels dans leur format d’origine si possible.
- Créer une chronologie
Indiquez les dates, heures, fuseaux horaires et opérations effectuées.
- Répertorier les sources
Notez les URL exactes, les comptes concernés et les références de transaction.
- Documenter les copies
Calculez si nécessaire une empreinte SHA-256 et conservez la méthode utilisée.
- Limiter la diffusion
Transmettez les éléments sensibles uniquement aux destinataires légitimes et par des moyens adaptés.
Empreinte SHA-256 : ce qu’elle démontre
Une empreinte cryptographique permet de contrôler qu’un fichier ultérieurement présenté est identique à celui dont l’empreinte a été calculée. Elle ne prouve pas, à elle seule, la date réelle de création, l’auteur, le contexte ni l’authenticité du contenu.
Un procès-verbal, un constat ou une expertise exigés par une procédure doivent être réalisés par les professionnels compétents. Une capture privée ne possède pas automatiquement la même portée.
Outils techniques de documentation
Pacta Cyber Lab conçoit des scripts et applications pour les captures, la vérification d’empreintes et l’organisation de documents. Leur emploi doit respecter les droits des tiers, la confidentialité et les limites d’accès autorisées.